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La Lettre n°144 de Jean-Pierre Monteil Finances et Gestion
- Semaine n°09/ 2016 -

Quelles perspectives économiques pour 2016 ?

 

       

          Comme c’est très souvent le cas à cette période de l’année, l’été 2015 a été impacté au plan économique et financier, par des nouvelles concernant la seconde économie de la planète.

 

          En effet, c’est de Chine que la nouvelle est partie pour atteindre le reste de la planète : les responsables politiques ont procédé à trois dévaluations du Yuan au cours du mois d’août dernier. Depuis lors, le ralentissement de l’activité économique en Chine s’est confirmé et la croissance à deux chiffres est désormais hors d’atteinte. Les dernières estimations l’établissent aux environs de 7 points.

 

          Au plan des marchés de valeurs, nous assistons à un début de retournement de tendance. Serait-ce une simple réaction technique ou bien un retour à davantage de « raison » si tant est que l’on puisse qualifier ainsi les places financières ?! Il nous parait assez vraisemblable qu’il s’agisse d’un mix des deux, puisque la chute violente et significative des marchés (près de -15% pour les principales places européennes entre la mi-janvier et la mi-février) a été déraisonnable et l’existence de quelques fondamentaux solides que l’on ne peut pas nier, tels la baisse des prix des matières premières, l’absence d’inflation, la bonne tenue de l’économie US… poussent à être, sinon optimistes, à tout le moins ne pas considérer que l’année 2016 devrait marquer un arrêt sensible au niveau de la croissance mondiale.

 

          Il est un point qui nous parait sensible sur ce tableau économique et financier : les volumes de liquidités considérables qui sont mis à la disposition des marchés par les responsables des banques centrales, FED, BCE, BoJ, BoE… Cette abondance de liquidités intervient à un moment où certains pays font moins appel à l’emprunt pour financer des déficits publics qui ont sensiblement diminués au cours de ces dernières années ou mieux encore, qui ont disparus à l’instar de l’Allemagne qui ne fait plus appel au marché du fait de son excédent budgétaire ! Il n’en va pas de même pour toutes les économies ouvertes, loin s’en faut : la France aura emprunté près de 70 Mds euros en 2015 afin de pouvoir équilibrer son bilan comptable !

 

          Nous poursuivront notre réflexion dans notre prochaine Lettre.

 

 

Jean-Pierre Monteil
Directeur de JPMFG.

Achevée le 05 mars 2016.