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Préface de Jacques Domergue
Avant propos
Présentation
Introduction

Préface

Ce livre est un essai futuriste sur l’évolution du monde et de la France dans le monde. Considérant que la France se trouve à un tournant de son histoire, comparable à des moments aussi importants que la Révolution Industrielle ou la Renaissance, l’auteur suggère que notre pays se ressaisisse pour faire face aux défis du monde moderne et de la mondialisation .

L’auteur insiste en traversant notre histoire sur notre  capacité à nous ressaisir mais aussi sur le retard accumulé depuis ces dernières années.

En se projetant dans un monde nouveau articulé autour de quatre blocs géopolitiques construits à partir des réalités économiques, l’auteur imagine que les économies nationales vont devoir s’hyper-spécialiser dans une société où les grands équilibres continentaux prendront le pas sur les nations. La nation sera réduite aux valeurs humanistes, sociales et au développement de plus en plus prégnant du fait religieux.

Pour s’adapter à ce monde, la France doit réformer ses institutions.

Dans une deuxième partie, l’auteur imagine une France réformée, pays moderne ouvert sur le « grand avenir » .

Je partage personnellement cette vision nouvelle d’une classe politique rénovée. Appuyant sa démonstration sur les méfaits du cumul des mandats électoraux, clamant le principe (un peu utopique) « un homme, un mandat », l’auteur fait le constat que ce « mal français » est à l’origine du détachement de nos concitoyens pour la vie politique et ceux qui la représentent: les politiques.

L’auteur propose des réformes radicales du Parlement dont le pouvoir serait renforcé: réduction du nombre de député (trois par département), élection des sénateurs au suffrage universel, disparition des départements, renforcement des communes et des cantons, organisation du pays en dix grandes régions capables de rivaliser avec les autres régions européennes. Il propose également un mandat unique renforcé autour d’un véritable statut et d’une meilleure rémunération des élus.

Dans le titre 2, l’auteur aborde l’organisation de l’État autour du Président de la République élu pour sept ans mais non renouvelable, responsable devant le Parlement face auquel il devrait pouvoir se produire. S’il paraît envisager la suppression de l’échelon que représente le Premier Ministre, l’auteur préfère imaginer une répartition des pouvoirs laissant au Président la responsabilité de la politique internationale et extérieure, des armées et de la défense, et au Premier Ministre, les affaires intérieures.

Dans l’organisation interne du pays, l’auteur souhaite une meilleure répartition des tâches entre l’État central et les régions, responsables de la vie quotidienne des Français, dénonçant au passage l’omniprésence de l’État dans la politique économique.

Jean-Pierre Monteil propose une répartition différente des découpages ministériels, transformant le Ministère des Affaires Sociales en Ministère de la Condition Humaine, à la Balzac, tout un programme.

Si je n’imagine pas comment il peut envisager une augmentation de 15 milliards d’euros du budget de la défense sans creuser le déficit, je pense que la proposition de donner plus de responsabilités aux régions dans le domaine de la santé est une proposition intéressante.

L’objectif général reste cependant le retour à l’équilibre du budget de l’État, objectif louable ou vœux pieux, nul ne le sait .

On retrouve dans cet essai didactique des idées intéressantes dont devraient s’inspirer les candidats à la Présidence de la République pour 2007.

Jacques Domergue
Député de l’Hérault